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Marlyse Press Photo

Nul n’ignore l'immensément célèbre chanson “Douce France” de Charles TRENET. Melody vous propose un retour sur son histoire et la polémique qui en a découlé quatre ans après sa publication, en 1947.

 

Il y a 20 ans, la France perdait l’une de ses plus grandes étoiles.

Charles TRENET, né le 18 Mai 1913 à Narbonne, a bouleversé la chanson française en lui offrant certaines des plus beaux morceaux du XXème siècle. Ses succès, intemporels, puissants, mémorables, ont traversé les générations, et les mers, et continuent de tenir à ce jour une place importante dans le cœur des français. Parmi eux, “Douce France”, écrite en 1943.

La date n’est pas anodine. La France, comme beaucoup d’autres pays, après avoir été en guerre contre l’Allemagne, est occupée depuis trois ans. S’inspirant d’une tirade de la “Chanson de Roland” où ce dernier, mourant, s’adresse à sa “Dulce France”, Charles TRENET interprète ce titre pour la première fois sur la scène des Folies Bergère. En temps de guerre, cette chanson est reçue par beaucoup comme un acte de résistance, une ode à une France non-occupée qui manque à son peuple.

Charles TRENET y évoque le “cher pays de son enfance” en soutien aux expatriés de force, prisonniers de guerre ou travailleurs du STO, le Service de Travail Obligatoire.  

Au sortir de la guerre, en 1947, le chanteur est inquiété pour ce titre qu’il a composé avec le pianiste Léon CHAULIAC trois ans plus tôt. A l’heure de la chasse aux « collabos », c’est une toute autre lecture que certains Français font de cette chanson. En effet, certains y voient les louanges du régime de Vichy, en lien avec les relations que le chanteur aurait entretenues avec le gouvernement collaborationniste.

Un autre titre, “La marche des jeunes” (1941), n’est pas sans renforcer l'ambiguïté de l’attitude de celui que l’on surnommait le Fou chantant. Ce dernier, que l’on a dit séduit par les idées du gouvernement de Pétain, aurait écrit cette deuxième chanson, comme un titre de propagande, une incitation auprès des jeunes Français à travailler dans les Chantiers de jeunesse :

 

“Ah ! qu'ils sont beaux les jours en fleurs

De la jeunesse qui se penche

Sur notre terre avec ardeur. “

© INA

Si les paroles de “Douce France” semblent beaucoup moins ambiguës, le doute plane. Si bien que l’artiste finit par être condamné à 5 mois d'inactivité à la Libération. L'ambivalence est également présente du fait que le chanteur, accusé d’être juif (Trenet est l’anagramme de Netter), avait réussi à prouver sa non-judaïté et n’avait donc pas été envoyé en camp de concentration.

 

Charles TRENET interprète “Douce France” en 1981 sur le plateau de Michel DRUCKER dans “Nouvelles chansons à Baltard”, qui sera diffusée le vendredi 19 février sur Melody à l’occasion du 20ème anniversaire, jour pour jour, de la disparition du poète.

 

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