France GALL : "Personne n'était heureux autour de Claude FRANÇOIS"

Par Thierry Cadet
Le 6 novembre 2015
3 mins

Mercredi dernier, a eu lieu au Palais des Sports de Paris, la première du spectacle "Résiste" (voir sur ce lien), une comédie musicale de France GALL reprenant tous les tubes de cette dernière, et ceux de Michel BERGER. Pour l'occasion, l'interprète de "Evidemment" s’est prêté au jeu des questions-réponses face à sept lecteurs du "Parisien". Durant deux heures, elle est revenue sur son actualité, ses débuts, sa carrière, mais aussi sa vie personnelle, la politique, la religion et… Claude FRANÇOIS  – avec qui elle a entretenu une relation amoureuse à la fin des années 60, durant trois ans. France GALL n'avait alors que 17 ans. "Le film "Cloclo" je l'ai vu à la télé, un soir. C'est pas mal …/… Je ne me suis pas reconnue, mais en revanche sur Claude, c'était assez rapprochant. Le film nous le rend très antipathique, mais après… On n'est pas touché quand il s'en va parce qu'il est tellement odieux pendant deux heures… C'est délicat de faire des films sur les gens. Mais enfin Claude était quelqu'un de pas facile, oh non… Personne n'était heureux autour de lui" confie la chanteuse.

En 1967, le couple se sépare. Cette séparation inspire à Claude FRANÇOIS les paroles de "Comme d'habitude". Ils ne se revoient pas avant 1973 et chantent en duo dans une émission de télévision en septembre 1974. Elle vit ensuite avec le chanteur Julien CLERC de 1970 à 1974. Elle rencontre Michel BERGER en 1973, ils se marieront en 1976. 

France GALL revient aussi sur l'un de ses titres-phare "Les sucettes", écrit et composé par Serge GAINSBOURG. La chanson écrite en 1966, France GALL avait 18 ans et chantait son tube au premier degré : "Je lui ai dit : 'J'ai été à Noirmoutier chez mes parents, il n'y a pas grand-chose à faire sauf que, tous les jours, je vais m'acheter des sucettes à l'anis" se souvient-elle. "Quand il a écrit la petite chanson, je me voyais. C'était l'histoire d'une petite fille qui allait chercher ses sucettes à l'anis. Sauf que rapidement le public perçoit le double sens. Je pars au Japon et là j'apprends qu'il y a tout un truc là-dessus, c'était horrible. Ça a changé mon rapport aux garçons. Ça m'a humilié…" avoue-t-elle aujourd'hui. 

Thierry Cadet