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Crédit photo : affiche des Francos de Spa 2019

Les Francos de Spa ont dignement fêté leurs 25 ans ! Depuis 1994, inspiré par les Francofolies de La Rochelle, le festival de Wallonie se tient non loin de Liège en Belgique ou d'Aix-la-Chapelle en Allemagne, dans la petite ville de Spa. Il a pris la suite du Festival international de la Chanson française, qui se tenait au même endroit. L'évènement a grandi au fil des ans et attire désormais chaque année près de 170 000 festivaliers sur quatre jours. Sur sa première édition, initiée par le chanteur belge Pierre RAPSAT (la Grande Scène porte aujourd'hui son nom), Laurent VOULZY, Patricia KAAS, INDOCHINE, Stephan EICHER, Mory KANTÉ ou ZOUK MACHINE ont essuyé les plâtres. Cette année, ce sont ZAZ, Patrick BRUEL, ANGÈLE, ORELSAN ou ZAZIE, pour ne citer qu'eux. Gaëtan ROUSSEL, Camélia JORDANA, Jeanne ADDED, Clara LUCIANI, FEU! CHATTERTON, LEFA, HYPHEN HYPHEN, SUZANNE ou Claire LAFFUT, étaient là eux aussi.

Selon la RTBF, si ZAZ "a mouillé le maillot", le public est resté "calme, bien trop calme". Mais le média belge oublie que la chanteuse n'a plus particulièrement un public de festivaliers, et encore moins de clubbeurs (ce qui est le cas d'ANGÈLE ou d'ORELSAN). ZAZ attire aujourd'hui les quadras et plus, bien plus attentifs et à l'écoute de ses textes et de ses arrangements jazzy, qu'adeptes du jump.

ORELSAN a ambiancé la Place Royale de Spa avec ses tubes "Le chant des sirènes", "Basique", "La pluie", "Défaite de famille" ou "Dis-moi", sur les instus du fidèle SKREAD, mais aussi touché en plein coeur grâce à ses textes tendres comme "Tout va bien", "Notes pour plus tard" ou "Paradis". Notons l'excellente initiative de faire participer aux shows, à gauche de la scène, trois interprètes de chansigne.

Une méthode à saluer, utilisée aussi par ZAZIE. Une ZAZIE pourtant en demi-teinte. Pas dans l'énergie, ni dans l'humour — qui la caractérise, non ; mais dans le choix des titres, et surtout de leurs enchaînements. La chanteuse débute son set avec presque une demi-douzaine de chansons badantes issues du dernier album, avant d'enchaîner (enfin) avec "Rue de la paix" en précisant que "Oui, on va quand même chanter les tubes qui datent de 1942 avant J.C., rassurez-vous !". Les festivaliers, qui n'attendaient que ça, dansent et entonnent à plein poumon le hit de ZAZIE, on se dit que finalement tout le monde y gagne, à la fin. Sauf qu'au lieu de partir ensuite sur un "Zen" ou un "Larsen", ZAZIE refroidit l'ambiance avec le très dur "J'étais là" (certes, magnifique) puis le lent "Nos âmes sont" (là encore magnifique). La mécanique se répète ainsi après chaque tube délivré, comme si l'artiste n'assumait pas. Alors oui, il s'agit d'un parti pris ; mais si Salle Pleyel à Paris avec ses fans, cette mécanique s'y prête, elle n'est aucunement adaptée à une configuration de festival. Il ne faut pas perdre de vue que le public n'est pas présent pour tous les artistes programmés. Ce soir-là bon nombre sont venus pour ANGÈLE, notamment. Et même si le final sur "J'envoie valser" avec les bénévoles présents sur scène à ses côtés pour clôturer cette 25ème édition (et célébrer la fête nationale belge !) était magique, on aurait aimé que ZAZIE laisse plus longuement nos mains dans la sienne, et que ça larsen un peu plus.

Des problèmes d'enchaînements repérés aussi chez l'idole du moment, ANGÈLE, très attendue. Le show tient ses promesses, tellement ses titres sont incontournables depuis le triomphe de son premier album "Brol" écoulé à plus de 300 000 exemplaires en France : "Je veux tes yeux", "La loi de Murphy", "Jalousie", "Tout oublier", "Balance ton quoi"... Mais pourquoi, alors que les festivaliers (jeunes dans l'ensemble) ne sont pas des plus foufous, au sortir d'une reprise telle que "T'es beau" de Pauline CROZE finissant sur un beat électro/disco, demander au public de danser, si c'est pour enchaîner sur la ballade piano/voix "Ta Reine" avant de ramer pour relancer un rythme effréné avec son dernier single "Flou" ? N'aurait-il pas été plus judicieux d'aligner "T'es beau", "Flou" puis, "Ta Reine" ? Bref.

La palme d'or revient donc incontestablement à Patrick BRUEL. C'est face à une place bondée, que le tout récent sexy sexagénaire a embarqué le public sur une autoroute de tubes, avec une énergie et un show détonants. De l'intro sur "Comment ça va pour vous ?", au final sur "Pour la vie", se sont succédé "Alors regarde", "Tout recommencer", "Place des grands hommes", "J'te l'dis quand même", "She's Gone", "Au café des délices", "Casser la voix", entremêlés de chansons d'albums, plus intimes, telles que "Louise" ou "Est-ce que tu danseras avec moi ?". BRUEL a tout compris. Le public lui rend en mille. On sent cela dit que l'interprète est prisonnier d'une dualité : son obsessionnel jeunisme, et son besoin de crédibilité en s'appropriant un répertoire proche de ceux d'un RENAUD ou d'un FERRÉ (son album de reprises de BARBARA ne nous contredira pas). Notons son joli clin d'œil à Johnny HALLYDAY avec sa reprise de "J'ai oublié de vivre".

 

NOS DÉCOUVERTES

Parmi nos découvertes de cette 25ème édition des Francofolies de Spa, indéniablement Hubert LENOIR à l'énergie rock dévastatrice. C'est dans un joyeux bordel (organisé), que le jeune québécois électrique de 24 ans accompagné de ses musiciens, a mis le feu aux poudres sur deux shows (il remplaçait notamment au pied levé le groupe THÉRAPIE TAXI). L'an dernier, sur sept nominations, l'artiste parfaitement décomplexé décrochait quatre Prix Félix au Gala de l'Adisq (l'équivalent de nos Victoires de la Musique) : "Révélation de l'année", "Album pop de l'année", "Chanson pop de l'année" et "Choix de la critique" pour son disque "Darlène", un opéra post-moderne sur le coming of age d’une génération. Paradoxalement, et bien au-delà des apparences, Hubert LENOIR est surtout un garçon très émouvant.

BILLET D'HUMEUR est un quatuor meldois à la croisée des genres entre pop vocale-électro et chanson, teinté de rythmiques hip-hop et tribales basées sur la voix et le beatbox. Sur scène la formation est puissante et explosive ! Ces trois chanteurs et leur DJ électro habités, influencés par STROMAÉ, SAÏN SUPA CREW ou Michael JACKSON, dansent et chantent l'amour, le rejet, le racisme, la maladie... avec énergie, bienveillance et sincérité. Le public présent est reparti conquis.

Enfin, avec le lumineux trio CHANCES, on est sur une musique folk, voire celtique (on pense notamment à THE COORS), avec de belles harmonies de voix et de redoutables mélodies sur de puissantes sections de percussions et de synthétiseurs. Les montréalais donnent au spectateur un sentiment d’élan et de force. De chaque côté de la scène, à leurs claviers, les chanteuses Chloé LACASSE et Geneviève TOUPIN se font face pendant que le batteur Vincent CARRÉ se trouve au centre, formant ainsi un cercle avec le public et donnant au spectacle une allure de cérémonie pop.

Par Thierry Cadet

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