Interview inédite de Chantal Goya et Jean-Jacques Debout !

Par Gilles Farina-Vallé
Le 9 avril 2023
7 mins

Melody a eu l’honneur de recevoir Chantal Goya et Jean-Jacques Debout. Découvrez leur interview inédite !

Quel est votre premier disque acheté ?

Chantal Goya : Mon premier disque acheté c’était Paul Anka Diana.

Jean-Jacques Debout : Je crois que le premier disque que j’ai acheté c’est Mouloudji dans le petit coquelicot.

Quel a été votre premier concert auquel vous avez assisté ?

Chantal Goya : Johnny Hallyday, pour moi la vie va commencer au cinéma.

Jean-Jacques Debout : Luis Mariano au Théâtre du Châtelet dans le chanteur de Mexico

Quel a été votre premier passage télé ?

Jean-Jacques Debout : Mon premier passage télé, ça a été le magazine de la chanson française animé par Jacqueline Joubert, où j’ai chanté pour la première fois les boutons dorés. Et dans cette émission, il y avait Serge Gainsbourg qui crée le même soir le Poinçonneur des Lilas et Juliette Gréco qu’il avait présenté, qui avait chanté la fameuse Javanaise en le présentant comme auteur-compositeur.

Chantal Goya : Albert Raisner, Rendez-vous sur le Rhin avec C’est bien Bernard le plus veinards de la bande.

Qu’avez-vous ressenti en entendant Yves Montant chanter le chant des partisans ?

Jean-Jacques Debout : J’ai ressenti que c’est une chanson qui lui allait formidablement bien parce qu’il avait l’allure d’un partisan. Et du reste, c’est un sujet dont il parlait souvent. Et quand il s’est mis à la chanter, j’avais l’impression qu’il avait chanté toute sa vie. C’est ce que je lui ai dit : » Monsieur Montand, cette chanson vous va comme un gant ». C’est ce qu’il avait amusé. Et en même temps, il m’avait dit. Je vais l’enregistrer la semaine prochaine. Ce qu’il a fait !

Quel était la nature de vos rapports avec Johnny ?

Jean-Jacques Debout : Nos rapports, c’étaient des rapports de copains qui se racontaient un peu leurs peines, leurs joies. On faisait beaucoup de choses ensemble. Moi, à l’époque, j’avais acheté une maison à l’île de Ré et Il voulait, il voulait une aussi. Alors lui en avait trouvé une qu’il avait achetée, dans laquelle il n’est jamais venu finalement…

On se voyait assez souvent, on allait aux sports d’hiver ensemble. Et puis Chantal et Sylvie ont eu pratiquement leurs enfants en même temps et je vivais avec lui et Chantal avec Sylvie comme frère et sœur. On se recevait les uns chez les autres. C’est une vie un petit peu de Bohême et en même temps un peu insouciante !

Êtes-vous la dernière chanteuse pour enfant ?

Chantal Goya : Non, il n’y en a qui arriveront ! Peut-être un jour d’autres chanteurs chanteront pour les enfants… Mais je ne me suis jamais posé la question, car je ne sais pas me projeter. Je ne suis pas comme Jean-Jacques qui projette l’avenir des autres. Moi, je projette rien du tout, je n’ai pas de plan de carrière !

Aviez-vous conscience du succès de vos chanson à l’époque ?

Chantal Goya : Non, pas du tout. Moi, je chantais pour faire plaisir. J’étais entre la vie de tous les jours et la vie de scène. Et puis je me débrouillais entre les deux. Mais je ne n’avais pas conscience de tout ce qui venait de m’arriver.

Avez-vous enfin terminé Voyage au bout de nuit ?

Jean-Jacques Debout : Oui, j’ai fini par le terminer parce que je me suis mis à le lire plus vite qu’avant. Et puis comme j’ai éliminé autour de moi tous les gens qui voulaient me voir ou qui m’envoyaient du courrier, auquel je ne répondais plus ne répondait plus, j’ai fini par lire la fin du livre au moment où on m’a dit de quitter la prison.

Il parait que vous êtes voyant ?

Jean-Jacques Debout : Oui, j’avais deviné certaines choses en ce qui concerne Chantal. Je lui avais dit on se mariera, on aura deux enfants, vous serez célèbre vers l’âge de trente ans. Et puis un jour, vous chanterez à l’Opéra de Paris. Elle m’avait dit « vous êtes un sacré draguer, vous »

Et puis on s’est mariés, on a eu deux enfants. Un jour, quand Jacques Chirac est devenu Premier ministre, il a demandé à Chantal qu’elles viennent faire son spectacle à l’Opéra de Paris pour le personnel de Matignon.

J’ai dit à Chantal. « Tu vois, je t’avais dit que t’irait un jour à l’opéra ! »

N’avez-vous jamais pensée faire une carrière parallèle comme Henri Salvador ?

Chantal Goya : Non mais vous avez vu la belle voix qu’il a, Henri Salvador? Moi je sais pas faire ça c’est un miracle, je n’étais pas chanteuse au départ ! Je comprends rien à la mesure et je ne sais pas chanter… Et puis, je n’arrive pas m’écouter et à me voir…

Jean-Jacques Debout : C’était le charme que t’as eu, justement de ne pas être une chanteuse, de ne pas avoir ce côté « métier ». Je pense que ça a joué en ta faveur.

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