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crédit photo : MPP

C’est l’un des monuments du cinéma français qui s’éteint. Celui qu’on surnomme « Bébel », Jean-Paul BELMONDO, nous a quittés à l’âge de 88 ans. 

Jean-Paul BELMONDO est né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine. Issu d’une famille d’artistes, sa mère est peintre et son père est sculpteur, Jean-Paul BELMONDO s’oriente plutôt vers une carrière dans la boxe qu’il pratique au niveau amateur puis, brièvement, au niveau professionnel. À 15 ans, il décide d’arrêter ses études et débute ses premiers cours de théâtre à Paris. Sa passion pour le théâtre y naît ainsi que son désir de devenir comédien.

Après deux échecs essuyés, le jeune Jean-Paul BELMONDO est finalement admis au Conservatoire d’art dramatique de Paris en 1952. Il y passe quatre ans et fait la rencontre de ses grands amis Jean ROCHEFORT, Jean-Pierre MARIELLE, Bruno CREMER et Pierre VERNIER. Il aspire à faire carrière sur les planches et joue dans plusieurs pièces de théâtre : « Médée » (1953), « Le malade imaginaire » (1954), « Fantasio » (1955), « Oscar » (1958)… En 1958, il décroche son premier petit rôle sur le grand écran où il donne la réplique à Alain DELON dans le film de Marc ALLEGRET, « Sois belle et tais-toi ».

En 1959, Jean-Paul BELMONDO est révélé au grand public pour son rôle de Michel Poiccard dans le film « A bout de souffle », du cinéaste Jean-Luc GODARD. Le réalisateur le décrit comme un mélange de « Michel SIMON et Jules BERRY ». Ce film marque le début d’une grande carrière au cinéma. 

Dans les années 60, Jean-Paul BELMONDO devient la vraie coqueluche de La Nouvelle Vague. Il s’illustre dans de nombreux rôles et enchaîne pas moins de 34 films aux côtés de grands réalisateurs. On le voit notamment à l’affiche de « Léon Morin prête » (1961) de Jean-Pierre MELVILLE, « Un singe en hiver » (1961) de Henri VERNEUIL. En 1964, il joue dans « L’Homme de Rio » de Philippe DE BROCA qui connaît un véritable succès au box-office avec 5 millions d’entrées. Il retourne devant la caméra de Jean-Luc GORDARD pour le film culte « Pierrot le fou » en 1965.

Dans les années 1970 et 1980, l’acteur est en vedette de bons nombres de films d’action où il réalise lui-même ses cascades. En 1971, Jean-Paul BELMONDO ouvre les portes de sa société de production, Cerito Films, en hommage à sa grand-mère Rosine Cerrito. Il continue d’enchaîner les tournages avec un public toujours au rendez-vous. On le retrouve en tête d’affiche de « La Scoumoune » (1972) de José GIOVANNI, « Peur sur la ville » (1975) d’Henri VERNEUIL, « Flic ou voyou » (1979) de Georges LAUTNER, « Le professionnel » (1981) de Georges LAUTNER, « L’as des as » (1982) de Gérard OURY. Tantôt flic, tantôt voyou, Jean-Paul BELMONDO arrête les films policiers à la suite du film de Jacques DERAY « Le solitaire » de 1987.

En parallèle, il renoue avec son amour du théâtre. Il incarne « Kean » et « Cyrano de Bergerac » dans les années 1980. Il part en tournée mondiale et joue même jusqu’au Japon. Après avoir vendu sa société de production en 1990, Jean-Paul BELMONDO achète le Théâtre des Variétés à Paris.

Claude LELOUCH lui permet d’obtenir sa première récompense avec le césar du meilleur acteur pour sa performance dans « Itinéraire d’une enfant gâté » (1988). Jean-Paul BELMONDO se fait plus discret sur le grand écran qu’il délaisse pour le théâtre, où il rencontre un véritable succès. On le voit néanmoins à l’affiche des films « Les Misérables » (1995) de Claude LELOUCH, « Une chance sur deux » (1998) de Patrice LECONTE ou encore « Les acteurs » (2000) de Bertrand BLIER.

En 2011, Jean-Paul BELMONDO est récompensé pour l’ensemble de sa carrière par la Palme d’honneur lors du Festival de Cannes. Il reçoit également un Lion d’or à la Mostra de Venise pour féliciter la carrière mythique de ce formidable acteur. En 2017, la 42ème cérémonie des César lui est consacrée et le public l’accueille avec une standing-ovation. La même année, il est décoré par François HOLLANDE des insignes de grand-officier de l’ordre national du mérite.

Le Magnifique Jean-Paul BELMONDO était un casse-cou, un peu grande gueule, qui aura marqué l’histoire du cinéma français avec sa carrière mythique et cette gouaille inimitable. Merci pour les rires, les larmes, les frissons et au revoir Monsieur BELMONDO.

Lise Garcia

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