Lynda Lemay : « Je crois qu’on peut rendre l’impossible possible quand on est fou »
Au micro de Gilles Farina-Vallé pour Melody Radio, Lynda Lemay se confie avec cette sincérité, cette sensibilité et cette liberté de ton qui font sa signature depuis toujours. Alors qu’elle s’apprête à conclure La onzième folie par trois soirs à l’Olympia et à défendre son nouvel album À fleurs de corde avec Jean-Félix Lalanne, l’artiste revient sur son rapport à la scène, à l’écriture, à l’émotion et à ce lien si fort qu’elle entretient avec son public. Une rencontre chaleureuse, profonde et lumineuse, à l’image de son univers.
Gilles Farina-Vallé : Bonjour Lynda Lemay.
Lynda Lemay : Bonjour, comment ça va ?
Gilles Farina-Vallé : Ça va bien, et vous ? Merci d’être avec nous.
Lynda Lemay : C’est du bonheur total. Moi, quand je suis en plein milieu d’une tournée, je ne peux pas être plus heureuse.
Gilles Farina-Vallé : Cette tournée, La onzième folie, va se terminer par votre combien-tième Olympia ? On ne les compte plus…
Lynda Lemay : Moi, je les compte, parce que je trouve ça intéressant. Ça m’impressionne beaucoup de savoir que ça va être ma soixante-cinq, soixante-six, soixante-septième fois à l’Olympia, à Paris. Quand j’ai débuté, quand j’ai commencé à chanter, je me disais : « Ah, ce serait drôle un jour que je chante à l’Olympia de Paris ». Et de savoir que je l’ai fait soixante-sept fois bientôt, c’est incroyable. C’est trop beau pour être vrai.
Gilles Farina-Vallé : Vous avez un peu avec cette salle l’amour qu’avait Gilbert Bécaud pour l’Olympia.
Lynda Lemay : Exactement. Et puis, quand j’y vais, c’est justement toutes ces âmes-là que je dois ressentir. C’est pour ça que je m’y sens si bien. Quand je reviens à Paris, c’est toujours là que j’ai envie d’aller. Je m’attache aux endroits que j’aime, aux gens que j’aime. Je suis très fidèle, de nature.
Gilles Farina-Vallé : Lors de votre dernier passage, Gérard Davoust vous avait réservé une belle surprise…
Lynda Lemay : Incroyable. Être décorée officier des Arts et des Lettres… J’arrive pas non plus à y croire. D’avoir de telles récompenses, c’est sûr que je prends ça comme un encouragement. J’ai toujours le souci de bien faire mon métier, de surprendre mon public, d’aller toujours plus loin dans mon écriture, dans le choix des images, dans le choix aussi des thèmes abordés. J’y vais avec délicatesse. Et de savoir que c’est apprécié, que j’ai encore ma place, et encore plus que ça rejoint plusieurs générations aujourd’hui, ça me touche énormément.
Gilles Farina-Vallé : Dans ce nouvel album, vous lui faites d’ailleurs une très belle déclaration d’amitié avec Mon Gérard.
Lynda Lemay : Oui, parce que parfois, l’amitié est presque plus forte que l’amour qu’on consomme, si on veut le nommer comme ça. Mon Gérard Davoust, c’est vraiment quelqu’un qui m’a accompagnée pendant toute ma carrière en France. Et il me suit encore de spectacle en spectacle. On fait des bouts de tournée, on est comme des grands chums, comme on dit au Québec.
Gilles Farina-Vallé : Vous concluez aujourd’hui cette Onzième folie. C’était bien ce pari fou des onze albums en mille cent onze jours ?
Lynda Lemay : Oui, c’était le premier des onze. Et je crois bien n’avoir jamais été si folle dans ma vie, mais d’une belle folie. C’est cette folie-là que j’apprends à mes filles. Quand je vois briller cette folie-là dans leurs yeux aujourd’hui, je me dis que c’est bien. Elles sont riches d’audace et d’une belle imagination. Quand j’ai eu ce flash de faire onze albums de onze chansons, c’était complètement démesuré. Je venais de perdre mon papa, donc je ressentais comme une urgence de tout faire tout de suite, tout ce que j’étais capable de faire, tout ce que j’avais envie de faire. Je me disais : « Oui, je vais être folle comme ça, parce que la vie est complètement folle, alors soyons fous jusqu’au bout ». J’avais tout ça à dire, tout ça à raconter. Je me suis dit : je vais les mettre au monde, ces chansons-là. Évidemment, il y a plein de gens qui ont perdu le fil, parce que onze albums en trois ans, c’est beaucoup.
Gilles Farina-Vallé : Ce qui frappe aussi, c’est la variété des climats. Il y a des chansons très joyeuses, très comiques, d’autres plus douces, et puis ce thème de la famille qui revient souvent.

Lynda Lemay : Oui, il y a vraiment plein de thèmes abordés. Au départ, j’avais même l’idée de faire onze thèmes bien précis sur chaque album. Finalement, j’ai tout mélangé parce que je trouvais que ça faisait des albums plus faciles à écouter, avec plus de nuances sur chaque disque. Mais oui, le thème de la famille, c’est quelque chose qui revient tout le temps. C’est depuis la chanson La Marmaille, que je chante d’ailleurs encore dans mon spectacle. Je fais toujours un petit clin d’œil à ça. On fait des blagues en spectacle, on passe vraiment du rire aux larmes, et c’est ce qui se passe sur les albums aussi. Cependant, sur les albums, c’est toujours un petit peu plus difficile de faire passer l’humour, parce que ça prend la présence du public. C’est pour ça que dans mes albums live, souvent, cette présence est palpable. On entend les rires.
Gilles Farina-Vallé : Et puis il y a chez vous cette façon de faire cohabiter des chansons plus drôles avec des sujets plus sombres.
Lynda Lemay : Oui, il y a des chansons qui frôlent parfois un peu la vulgarité, mais ça ne tombe jamais trop dedans. Ça fait juste du bien. Ce sont de belles respirations entre deux chansons plus sombres. Il faut respirer. Les choses plus difficiles font partie de la vie. En chanson, je suis très lucide. Je transcris en poésie, en musique, des sujets qui me font peur ou qui me font mal. J’essaie de décortiquer ça en poésie, puis ça rend tout plus léger. C’est magique, la chanson. Ça fait beaucoup de bien, c’est très thérapeutique. Et quand on est en spectacle, en plus, on s’amuse dans certaines chansons, on se défoule, et tout ça fait du bien. Ce qui fait qu’on arrive au bout des spectacles et on se dit : oui, il y a ces sujets-là qui sont difficiles, mais au bout du compte, la vie est tellement belle.
Gilles Farina-Vallé : Vous nous proposez aujourd’hui un nouveau projet avec À fleurs de corde, enregistré avec Jean-Félix Lalanne. Pourquoi ce choix du dépouillement, de ces deux guitares ?
Lynda Lemay : C’est une idée qui nous est venue très spontanément à Jean-Félix Lalanne et à moi. J’ai eu une invitation de sa part pour participer à un spectacle qui s’appelle Autour de leur guitare, à Courseulles-sur-Mer. Il est débarqué chez moi pour pratiquer ce spectacle-là, pour le répéter. Avant même qu’on fasse deux accords ensemble, tous les deux, on avait eu l’idée folle de faire un album. C’est incroyable, parce qu’on ne s’en était pas du tout parlé. Quand il est arrivé chez moi, je faisais le café, on n’avait pas commencé la répétition encore, puis je me disais : « Ce serait le fun de faire un album ». Il m’a dit : « T’es pas sérieuse ? J’en parlais à ma femme tout à l’heure ». Et le lendemain, on s’est retrouvés en studio avec cette idée-là de faire un album très dépouillé, très, très dépouillé, en mettant en vedette les guitares et la respiration qu’on avait en commun. Ce n’est pas si évident que ça d’arriver avec un nouveau guitariste et de connecter. Mais avec lui, c’était naturel, comme si on s’était toujours connus. Il y avait cette magie-là, présente, qui nous a permis de créer cet album en toute simplicité. Et quand on a un guitariste de la trempe de monsieur Jean-Félix Lalanne, un virtuose de la guitare qui sait tout faire avec cet instrument-là, pour moi c’était un charme. Je ne faisais que chanter.
Gilles Farina-Vallé : On y retrouve des chansons que le public connaît déjà, comme Semblant de rien, De tes rêves à mes rêves ou Le plus fort, c’est mon père, mais aussi des chansons plus nouvelles comme La fille de Clément.
Lynda Lemay : Oui, la moitié de l’album, ce sont des chansons souvenirs, comme Semblant de rien, De tes rêves à mes rêves, Le plus fort, c’est mon père, mais aussi des chansons très nouvelles, comme La fille de Clément, qui est le premier extrait.
Gilles Farina-Vallé : La fille de Clément aborde un sujet très dur, celui d’une personne en situation d’itinérance. Vous y portez un regard très humain.
Lynda Lemay : Oui. On parle d’une personne qui est en situation d’itinérance. Souvent, lorsqu’on les croise, on n’ira pas plus loin dans notre réflexion que de dire : « Oui, mais lui, si je lui donne de l’argent… » On peut avoir ces idées-là qui nous traversent l’esprit, alors que cette chanson-là nous permet peut-être de ne pas être dans le jugement du tout, et de se dire que quelqu’un qui se retrouve à la rue, ce n’est pas un choix. C’est une suite d’événements dans sa vie qui font en sorte qu’elle n’a pas eu de chance ou qu’elle fuit quelque chose. Et là, il est question dans cette chanson-là d’inceste. Je pense avoir trouvé les mots pour en parler, puis peut-être faire réfléchir.
Gilles Farina-Vallé : Comment avez-vous choisi les chansons anciennes à revisiter sur cet album ?
Lynda Lemay : Il y a des chansons qui s’imposaient. Peut-être que Jean-Félix m’a dit : « On pourrait peut-être faire celle-ci », comme Le plus fort, c’est mon père. Je pense que c’est quelque chose qu’il avait envie de jouer. C’est une chanson qui a traversé les générations, qui plaît toujours autant, donc celle-ci s’imposait. De tes rêves à mes rêves, c’est probablement moi qui ai insisté pour la faire. Et surtout, j’ai été charmée par ce qu’il a trouvé à la guitare, ce qui renouvelait complètement la chanson. On passait d’un country rock à quelque chose de très difficile à décrire. Il faut vraiment l’écouter. Il y a quelque chose qui traverse la chanson au complet, comme une ligne directrice faite avec sa guitare, qui est hypnotisante. On y allait avec des choses qu’on avait envie de faire ensemble, et ça s’est décidé très spontanément. Il fallait que ce soient des chansons que j’aime chanter aujourd’hui, que j’avais envie de chanter maintenant.
Gilles Farina-Vallé : Dans toute votre œuvre, on voit des rires, des larmes, des contrastes très forts. Est-ce votre manière de regarder la vie ?
Lynda Lemay : C’est un mélange de tout ça. Quand je construis un spectacle, je ne veux pas qu’il y ait de longueur. Je veux que ça passe bien. Donc évidemment, il va y avoir des vagues d’émotions. J’ai déjà essayé de créer des moments de spectacle où il y avait deux ou trois chansons dans le même style qui se succédaient, mais rendu à la troisième chanson plus sombre, à un moment donné, on s’y perd. On a encore l’esprit sur la première qu’on a entendue. Alors moi, j’aime surprendre les gens, autant sur album qu’en spectacle, et particulièrement en spectacle. Surprendre avec une réflexion qui n’a aucun rapport avec ce qu’on vient de raconter, qui provoque un rire, et tout à coup on va déjà mieux, puis on est prêt pour la suite. Ces respirations-là en chanson, les petites blagues que je peux faire entre les chansons, ça fait du bien. Ça fait partie de la vie. Et je suis comme ça dans la vie aussi. J’aime dédramatiser avec de l’humour.
Gilles Farina-Vallé : Vous évoquez même dans votre spectacle une chanson drôle autour du cancer du sein.
Lynda Lemay : Oui. Fallait quand même le faire. C’est quelque chose qui m’a touchée personnellement. Je n’ai pas eu le cancer, mais il y a eu tout ce doute-là, cette opération aussi pour enlever quelque chose de douteux, puis finalement tout s’est bien terminé pour moi. Dieu merci, on va souhaiter que ça continue d’aller bien. Mais le fait que je l’aie vécu m’a permis peut-être de démontrer au monde comment je reçois ça dans ma vie, moi. Il arrive quelque chose qui me fait peur, je vais le transformer en humour. J’ai l’impression que ça me donne beaucoup de force, et je me dis que même si ça s’était moins bien passé, c’est l’humour qui aurait pu me sauver.
Gilles Farina-Vallé : Est-ce aussi une manière, par la chanson, d’aider les autres à traverser leurs propres émotions ?
Lynda Lemay : Oui, mais en fait, lorsque j’écris, j’obéis à des débordements d’émotions. Il n’y a rien de calculé, vraiment. Je me fais du bien à moi au départ. C’est réellement très égoïste comme geste, celui d’écrire des chansons. Je m’émeus moi-même avec mes propres chansons. Ça m’aide à y voir plus clair. On le sait que c’est thérapeutique, écrire, écrire ce qui nous passe par la tête pour essayer de mieux se comprendre. Comme je suis une artiste, ça donne des chansons. J’ai envie de partager ces chansons-là avec les gens. Et ce qui est extraordinaire, c’est que ce partage-là me fait réaliser que pour ceux qui n’écrivent pas, le fait de se reconnaître parfois dans une chanson, c’est merveilleux. Ça fait du bien de pouvoir s’approprier des mots, des musiques, se dire : « Oui, moi, c’est ça que j’ai vécu ». Et tout à coup, on dirait que ça nous habite moins, c’est moins lourd à l’intérieur de nous parce qu’on peut le partager en chanson, puis on se rend compte qu’on n’est pas tout seul à avoir vécu ça. Et juste ce fait-là, de se rendre compte qu’on n’est pas seul, c’est merveilleux.
Gilles Farina-Vallé : Le plus fort, c’est mon père est l’une de ces chansons qui ont traversé le temps et touché énormément de gens.
Lynda Lemay : Oui, je m’en rends compte, parce que je reçois tellement de commentaires touchants de la part du public, de la part des gens que je croise dans la rue. On me dit : « Ah ! La chanson Le plus fort, c’est mon père, on l’a fait jouer aux funérailles de mon papa ». Il y a aussi plein de jeunes qui choisissent cette chanson-là lorsqu’ils participent à des concours. De voir que cette chanson ne vieillit pas, qu’elle traverse les années en beauté, je trouve ça super touchant. Les gens la renouvellent en la chantant autrement. Et moi, je ne me lasse jamais de la chanter. C’est une chanson qui me ressemble énormément, déjà dans la musique, dans la mélodie : c’est réellement mon style musical. Et puis dans le texte… J’ai ma maman qui vient de subir une petite intervention au cœur, puis le lendemain elle était déjà en train de faire des blagues avec l’infirmière. Donc c’est vraiment la plus forte. Un peu comme mon papa. C’était un couple formidable. Et je me sens encore guidée par mon papa, qui est là, qui est toujours aussi fort dans l’énergie qu’il a laissée.
Gilles Farina-Vallé : C’est d’ailleurs la photo de vos parents, le jour de leur mariage, qui figure sur la pochette du dernier album.
Lynda Lemay : Oui, c’est ça. Ils venaient de se marier, ils étaient dans la voiture. C’est la pochette de mon album parce que mon grand projet, j’ai décidé de le clore par cet hommage-là à mon plus fort et à ma plus forte.
Gilles Farina-Vallé : Sur scène, vous êtes accompagnée de Claude Pineault au piano et Marc Angers au violon. Ils ont aussi une belle place dans le spectacle.
Lynda Lemay : Oui, exactement. Mes deux complices vont faire un petit bout de leur répertoire à eux. Ça fait partie du spectacle.
Gilles Farina-Vallé : Que vous disent les gens à la sortie des concerts ?
Lynda Lemay : Souvent, les gens vont me dire : « T’as pas idée à quel point tes chansons m’ont accompagnée dans toutes sortes de moments de ma vie, parfois des moments très difficiles. Je m’accrochais à ces chansons-là pour traverser ». Ça me touche énormément de lire dans leurs yeux toute cette émotion-là, puis l’importance qu’ont eu mes chansons dans leur vie. Lorsque j’écris, je ne peux pas imaginer que ça va faire un tel voyage, ces chansons-là. Alors je suis très, très touchée, puis je me sens privilégiée d’avoir un si beau public. Moi, j’aime l’humain. Et je me dis : tous les humains qui se déplacent pour venir me voir, puis vivre ces moments-là de vérité dans l’émotion avec moi, je suis gâtée par la vie.
Gilles Farina-Vallé : Il y a eu aussi Charles Aznavour, à qui vous avez consacré un hommage. Il a compté dans votre parcours.
Lynda Lemay : Oui, énormément. Dès qu’on s’est rencontrés en 1996, il y a eu cette rencontre-là. J’avais chanté une de mes chansons au Festival de jazz de Montreux, une chanson drôle qui s’appelle La visite. Il a été charmé par mon écriture, mais aussi, je pense, par la présence sur scène, ce qui fait qu’il est souvent venu me voir en spectacle. On avait évidemment une admiration réciproque. Quand tu as le maître devant toi, qui te dit que ta façon d’écrire est jolie et qu’il faut y croire, évidemment, ça t’enlève tous les doutes que tu pourrais avoir. Tu te dis : « J’ai le droit de foncer, il y a Charles Aznavour qui aime ça ». Ça a été un beau cadeau de la vie de rencontrer cet homme-là, de pouvoir partager des moments avec lui, d’être décorée Chevalier des Arts et des Lettres par Charles Aznavour. Tu te dis : « OK, c’est trop beau pour être vrai ». Mais moi, je crois à tout ce qui est de l’ordre de l’impossible. Je crois qu’on peut rendre l’impossible possible quand on est fou, quand on est passionné.
Gilles Farina-Vallé : Cette passion, vous l’avez aussi transmise à vos filles.
Lynda Lemay : Oui. C’est pour ça que je chante souvent Donnez-lui la passion. C’est une chanson que je chantais pour mes filles. Et je les vois aujourd’hui toutes passionnées. Ma grande fait du trapèze volant, elle brille de tous ses feux, part dans des pays que je n’avais jamais visités. Là, je m’en vais l’applaudir. Ma plus jeune est passionnée par le dessin, par la musique. Donc oui, mission accomplie.
Gilles Farina-Vallé : Vous disiez aussi que l’album Les lettres rouges était peut-être celui qui vous représente le mieux.
Lynda Lemay : Oui, je pense. Ceux qui ne me connaissent pas comme artiste, s’ils écoutent ça, ils savent qui je suis. Il y a tout le spectacle en live, mais c’étaient des chansons inédites à l’époque. Les gens découvraient mon univers, toutes les facettes de ce que je peux être comme artiste. C’est pas mal celui qui est le plus représentatif de ce qu’on va découvrir sur scène.
Gilles Farina-Vallé : Et maintenant, une nouvelle tournée vous attend avec Jean-Félix Lalanne.
Lynda Lemay : Exactement. On termine cette tournée-là de La onzième folie avec mes complices Claude et Marc. Puis, peu après, j’embarque dans une nouvelle tournée. Ça va être une autre aventure, à deux guitares seulement. Donc un beau défi. Ça prend quand même de l’audace pour arriver sur scène simplement, tout dénudé comme ça. Focus sur l’émotion. Mais ça, ça ne me fait pas peur, l’émotion. Donc avec Jean-Félix Lalanne, c’est un rêve réalisé.
Entre confidence, rire, émotion et fidélité à ce qui la traverse profondément, Lynda Lemay a offert à Melody Radio une parole rare, libre et profondément humaine. Une interview à son image, sincère et habitée, où il est question de scène, de transmission, de création et de cette manière unique qu’elle a d’embrasser la vie tout entière dans ses chansons.
🎧 L’interview est à retrouver en podcast sur Melody Radio
📺 Et en version intégrale en vidéo sur la chaîne YouTube Melody