Mireille DARC vient de nous quitter

Par Thierry Cadet
Le 28 août 2017
3 mins

La « grande saute­relle » est décé­dée dans la nuit de dimanche à ce lundi 28 août, à l’âge de 79 ans. Après ses deux hémor­ra­gies céré­brales (voir sur ce lien) et durant les derniers mois de sa vie, Mireille DARC aura beau­coup souf­fert. Si elle laisse derrière elle le souve­nir d’une femme souriante et épanouie, les dernières années furent difficile, enchaînant les séjours à l’hôpi­tal. « Elle souf­frait beau­coup depuis un an » confie son ami Antoine WESTERMANN, grand chef cuisi­nier du Drouant, au « Figaro ». « Malgré ma peine, c’est une sorte de déli­vrance de savoir qu’elle est peut-être désor­mais soula­gée. Elle a subi plusieurs opéra­tions en un an et enduré une douleur que peu auraient pu suppor­ter. Ces dernières années, elle tran­si­tait sans cesse entre l’hôpi­tal et la maison. Je me deman­dais comment elle faisait pour être si forte« . Heureu­se­ment, elle a pu comp­ter sur le soutien de son compa­gnon Pascal DESPREZ mais aussi sur celui d’Alain et d’Anthony DELON, toujours à son chevet depuis sa première hospi­ta­li­sa­tion et ce, jusqu’à son dernier souffle.  

Mireille DARC, née Mireille AIGROZ le 15 mai 1938 à Toulon dans le Var, était une actrice et réalisatrice française. C’est la télévision qui la révèle grâce à « La grande bretèche » de Claude BARMA en 1960 et à « Hauteclaire » de Jean PRAT en 1961, où elle incarne le rôle féminin principal. Georges LAUTNER, avec qui elle tournera treize films, va faire d’elle une star avec notamment « Les barbouzes » en 1964 pour lequel elle décroche son premier rôle principal. A partir des années 90, elle le cinéma et revient à la télévision. Elle y interprète de nombreux rôles populaires. Elle est en bourgeoise redoutable dans « Les cœurs brûlés » ou « Les yeux d’Hélène » de Jean SAGOLS. Suivent « Terre indigo« , « Le bleu de l’océan » et « Frank Riva« . Elle a également réalisé une série de reportages de société pour France Télévisions.

Côté musique, Mireille DARC chantera Serge GAINSBOURG dès 1966 avec « Libertad« . Elle rencontrera le succès trois ans plus tard avec « Hélicoptère » – toujours sous la houlette de GAINSBOURG.

Thierry Cadet