Patrick BRUEL est-il vraiment heureux à Vienne ?

Par Thierry Cadet
Le 15 mars 2016
3 mins

Son album de reprises de BARBARA "Très souvent, je pense à vous…" (dont "Vienne" est le nouvel extrait) s'approche officiellement de la barre des 200 000 albums vendus. Après avoir longuement hésité, Patrick BRUEL lance finalement les dates de sa nouvelle tournée qui le mènera dans toute la France (mais aussi en Suisse et en Belgique) avec les chansons de la Dame en noir. Une formation acoustique qui posera de nouveau ses valises à Paris, le 28 mars prochain, au Théâtre Mogador. Celui qui veut désacraliser BARBARA fera donc découvrir ou redécouvrir à son public les plus grandes chansons de la chanteuse, parmi lesquelles "L'aigle noir", "Dis, quand reviendras-tu ?", "Nantes", "Ma plus belle histoire d'amour" ou "Vienne", une chanson qui bénéficie nouvellement de son clip, et à laquelle Patrick BRUEL s'était déjà attaquée, c'était en janvier 2015 lors de son concert symphonique donné à l'Opéra National de Paris.

"Il y a eu aussi "Vienne" par William SHELLER, une de mes versions préférées. Cela dit, avant d'enregistrer l'album, je n'ai rien voulu écouter. C'est le grand paradoxe de cette histoire : je n'ai moi même aucune envie d'écouter d'autres artistes chanter BARBARA. Je comprends très bien, du coup, qu'on n'ait pas envie de m'écouter. A sa sortie, j'avais écouté l'album de DAPHNÉ que j'avais trouvé charmant, mais je n'ai pas vu son spectacle. En revanche, j'ai vu Marie Paule BELLE au Théâtre de Dix Heures. C'était super ; elle était seule au piano, avec Jacques ROUVEYROLLIS aux éclairages !" se souvient l'interprète de "Non, j'veux pas !" pour le magazine "Platine".

"J'avais déjà chanté BREL, BRASSENS, AZNAVOUR, mais jamais BARBARA avant 2008. Je me suis lancé avec "Vienne", en piano-voix, lors de ma tournée acoustique. J'ai travaillé comme un chien pendant deux heures, tous les jours, dans tous les hôtels où j'ai séjourné. Toutes les balances, les sound-checks y sont passés. Elle n'est pas facile à chanter, avec ses trois changements de tonalité. Je la mettais sur la liste tous les soirs, sans trouver le courage de la faire. Et finalement, un soir à Vichy, il n'y pas de hasard, je me suis lancé".

Thierry Cadet