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Crédit photo : collection personnelle Sacha Goëller

Nous vous en parlions la semaine dernière, William PICARD et Sacha GOËLLER du duo DÉBUT DE SOIRÉE ("Nuit de folie", 1988) ne se produisent plus ensemble (voir sur ce lien). Le premier sur la tournée "Party 80", et le second sur celle de "Best of 80". Nous avons rencontré Sacha, à sa demande, afin d'avoir sa version des faits.

[Thierry CADET] Bonjour Sacha, depuis quelques temps déjà, le duo DÉBUT DE SOIRÉE est véritablement scindé en deux sur scène, William est sur la tournée "Party 80", et toi sur celle de "Best of 80". Pour quelles raisons ?

[Sacha GOËLLER] Nous sommes le 28 juin 2011, il est 23h. Mon téléphone sonne, c’est mon ex-compagnon (ndlr : William PICARD) qui m’appelle pour me dire qu’il arrête le groupe car il veut désormais continuer tout seul... Nous sommes en pleine préparation d’une tournée de petites salles nommée "Entre nous" (ndlr : dans le cadre de "RFM Party 80"), composée de cinq artistes phares des années 80 dont le groupe DÉBUT DE SOIRÉE, une tournée à laquelle je devais participer avec environ quarante dates, et qui feraient le lien entre deux tournées de Zéniths. Je reste stupéfait et assommé par la nouvelle, car nous venons juste de signer un contrat avec La Petite Reine (ndlr : société de production de cinéma dirigée par Thomas LANGMANN), pour le premier film de "Stars 80". Suite à cet appel, je me rends compte que mon ex-compagnon a tout organisé en commençant par le dépôt de marque du groupe à l’INPI, juste avant son coup de fil, en convainquant le producteur de l’actuelle tournée "Stars 80" d’utiliser le nom de DÉBUT DE SOIRÉE de façon illicite, en ne gardant qu’un seul membre, lui bien sûr.

Tout ça après trente ans d'amitié ?

Oui. Deux mois plus tard, le producteur de la tournée me rend visite à Barcelone (ndlr : Sacha vit en Espagne depuis quelques années), pour me dire que je ne fais plus partie de la tournée "Entre nous", et que je pouvais l’attaquer en justice pour l’utilisation du nom de DÉBUT DE SOIRÉE sur les affiches, mais que si telle était mon intention, je pouvais oublier toutes collaborations avec Cheyenne Productions pour la suite des tournées des Zéniths de "Stars 80", sur toute l’année 2012. Je décide donc de ne rien faire, mais je perds les quarante dates que l’on ne m’a jamais payées. Suite à cette première tentative de mon ex-compagnon de vouloir tout garder, incluant le nom du groupe, je découvre qu’il signe à mon insu le contrat de la synchronisation du premier film "Stars 80" avec La Petite Reine, en leur disant qu’il est propriétaire de la nouvelle version du master de "Nuit de folie" produite à Toulouse, en coproduction, avec facture à l’appui réalisée pour l’occasion.

Le film "Stars 80" sort en salles en octobre 2012, et vous y apparaissez pourtant tous les deux ?

Le producteur Thomas LANGMANN veut les deux membres du groupe. Mon ex-compagnon n’a pas d’autre choix que de continuer avec moi, car le groupe est bien consolidé grâce au succès du film (ndlr : près de 2 millions d'entrées), et aussi à la naissance de la tournée "Stars 80".

L'ambiance devait être tendue sur le tournage ?

Non, parce que nous restons professionnels. On est là pour faire notre travail. Après quatre ans de tournée "Stars 80", nous sommes le 22 décembre 2015 à Paris-Bercy, deuxième soir en l'honneur des pompiers et des policiers de Paris, suite aux attentats du Bataclan du mois de novembre, je me retrouve dans les loges et une enveloppe est posée sur ma valise. Ce sont les contrats de la dernière session de dates, j’ouvre l’enveloppe, et je vois qu’il y a une erreur, car c’est le contrat de la société de mon ex-compagnon. Je m’aperçois alors qu’il est payé beaucoup plus que moi sur chaque date, et ça depuis quatre ans minimum. Je fais le compte, et je me rends compte que Claude CYNDECKI, le producteur de la tournée, me doit énormément d’argent. Bien-sûr, il reconnaît les faits, en me répondant très naturellement que mon ex-compagnon est payé plus que moi, car il est le leader de la tournée. Il me dit d'autres incohérences aussi, pour me faire avaler la pilule. Le temps passe, avec d’autres coups bas mesquins.

En 2016, une nouvelle saison de la tournée démarre, "Stars 80, 10 ans déjà !", qui prendra fin en décembre 2017. En faîtes-vous partie ?

Oui, nous y sommes tous les deux. Un an après la fin de "Stars 80, 10 ans déjà !", le 1er novembre 2018, je démarre la tournée "Stars 80 & Friends", sans avoir été sollicité au préalable comme mes camarades, pour la préparation du nouveau show — et donc contrairement à mon ex-compagnon qui lui, aura une participation plus importante sur le nouveau spectacle. De plus, je serai en alternance sur certaines dates, ce qui ne sera pas son cas. Suite à dix jours de tournée, je tombe gravement malade. Une bactérie m’a attaqué le foie, les vertèbres et la moelle épinière. Je reste hospitalisé durant six semaines, pour un total de deux mois et demi sans pouvoir marcher.

Vous revenez de loin !

Oui, c'était vraiment pas facile. D'autant plus que deux semaines après ma sortie de l’hôpital, je reçois un mail du producteur de la tournée "Stars 80", en date du 14 janvier 2019, me signifiant que Cheyenne Productions ne souhaite pas continuer sa collaboration avec moi, après douze ans de loyaux services. Et sans préavis. Suite à ce mail, nous avons essayé de contacter Cheyenne Productions avec mon conseiller, en vain. Une assignation a été délivrée en octobre dernier par mon avocat au producteur, car j’ai décidé de me défendre. Cheyenne Productions a continué de communiquer durant l’année 2019 avec le nom du groupe DÉBUT DE SOIRÉE, sans avoir donné aucune explication aux nombreux fans qui achetaient les billets, sans savoir qu’il allaient voir seulement un membre du groupe.

Vous n'êtes pas au crédit de "Nuit de folie" à la Sacem. Il y a William PICARD, Claude MAINGUY et Sauveur PICHOT. Vous ne touchez donc rien des royalties du tube depuis plus de trente ans ?

Non. Ce qui s'est passé, c'est que quand nos producteurs Claude MAINGUY, Sauveur PICHOT et Guy MATTÉONI, sont allés voir les maisons de disques avec "Nuit de folie" sous le bras, ils se sont fait jeter de partout, sauf chez CBS — Charles TALAR lui aussi était intéressé. Bref, on a fini par signer chez CBS, et Claude MAINGUY et Sauveur PICHOT ont été crédités en tant que compositeurs. Il s'agit de petits arrangements (sourire). Ma contribution à moi, c'est que j'étais allé trouver Max GUAZZINI (ndlr : alors directeur des programmes de NRJ), qui m'avait dit : "Si vous signez, on vous passe sur NRJ". Je travaillais à l'époque sur NRJ Marseille. Max a d'ailleurs tenu parole. Concernant les crédits, William m'avait dit : "Ne t'inquiète pas, on s'arrangera par la suite". Mais il n'y a pas eu de suite. Lui seul est crédité à la Sacem sur "Nuit de folie". Ce qui déjà en dit long sur le personnage.

Plus de trente ans après, comment expliquez-vous l'engouement toujours intact autour de "Nuit de folie" ?

Les années 80, c'était une période où les gens avaient moins de soucis qu'aujourd'hui, l'économie tournait plutôt bien etc. C'est aussi la raison pour laquelle la chanson est restée je pense, elle est pleine d'insouciance, et aujourd'hui encore elle fait du bien aux gens, car elle évoque la fête. Au fil du temps, "Nuit de folie" est devenue un classique, la chanson d'introduction des fêtes, des mariages; même en club, quand les années 80 sont à l'honneur, les jeunes dansent dessus. Ça n'a finalement pas vieilli tant que ça (sourire).

Et le fait qu'on ait un peu plus oublié "La vie la nuit" (Top 2 en 1988) ou "Jardins d'enfants" (Top 5 en 1989), qui pourtant ont été des gros tubes à l'époque ?

Le succès de "Nuit de folie" est tellement énorme qu'il écrase le reste. Pourtant le 45 tours "La vie la nuit" s'est classé n°2 du Top 50 à l'époque, on était devancé seulement par David HALLYDAY avec "High", et ensuite le titre caritatif "Pour toi Arménie" est entré directement n°1, nous privant ainsi de la première place. Mais il faut savoir qu'on a quand même vendu plus de 900 000 exemplaires de "La vie la nuit", alors que c'est notre follow-up (ndlr : le tube qui suit le tube). Un grand nombre de nos camarades de l'époque n'ont pas atteint de tels chiffres avec leur tube principal.

Quels sont vos projets ?

Pour terminer sur une note positive, j’ai repris le chemin des concerts depuis le mois de juin dernier, avec Broome Productions, et je sillonne toute la France. Je serai notamment le 17 janvier à Itteville, le 25 janvier à Châtaudun, 14 février à Dole, le 22 mai à Creutzwal, le 13 juillet à Barlin, le 12 août au Théâtre antique d'Orange, le 13 août prochain aux Arènes de Fréjus... Et je suis également fondateur et parrain de l’association des Vendanges de l’Espoir, qui existe depuis 2014. Nous avons reversé 70 000€ en cinq ans à des hôpitaux pour les enfants avec un handicap, mais également à des IME et associations locales. Notre nouveau projet pour 2020 est de construire un centre de bien-être avec de l’équithérapie pour les enfants d’Aquitaine. Notre centre sera dans la commune de Monségur, en centre Gironde. Nous continuerons aussi à aider les hôpitaux et IME, en France.

Propos recueillis le 25 novembre par Thierry Cadet

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