CALOGERO accusé de plagiat perd son procès

Par Thierry Cadet
Le 23 novembre 2016
2 mins

Il s’en est probablement inspiré. Il a embelli la mélodie et apporté des couplets différents pour un faire une des plus belles chansons de son répertoire. Certes. Et la justice a reconnu les similitudes qui unissent « Les chansons d’artistes » (2001) à « Si seulement je pouvais lui manquer » (2004). Clap de fin ?

L’ingénieur du son Laurent FERIOL, et compositeur des « Chansons d’artistes« , accusait en effet CALOGERO de s’être inspiré de son titre, écrit au début des années 2000 pour LA TROUPE DES ANNÉES BOUM et enregistré auprès de la Sacem, pour composer son tube. « Les refrains des deux œuvres présentent d’importantes similitudes, de l’ordre de 63% de notes communes » a noté le tribunal qui retient aussi l’antériorité de l’œuvre du plaignant. Les couplets sont toutefois différents, le tribunal a donc retenu que « Si seulement je pouvais lui manquer » de CALOGERO reprend 15% de la composition des « Chansons d’artistes » de Laurent FERIOL. L’artiste et son avocat Simon TAHAR, se sont pourvus en cassation. Mais la cour a une fois de plus donné raison au plaignant. « Pour moi, c’est évidemment une très grande satisfaction. En face de nous, on avait forte partie. Je pense qu’ils croyaient qu’on allait lâcher prise, parce que, pour eux, l’argent n’est pas un problème » déclare Laurent FERIOL à nos confrères de « Sud Ouest ».

Quoiqu’il en soit, ce ne sont pas moins de 80 000 euros que l’ex-CHARTS devra verser à Laurent FERIOL, comme déjà prévu en première instance le 16 mai 2014 par la Cour d’Appel. L’interprète d' »Un jour au mauvais endroit » qui avait donc déjà fait appel de cette décision, évoquant un « combat pour l’honneur » et le fait qu’il ne pouvait s’agir « que d’une rencontre fortuite » réagira-t-il ? A suivre…

Thierry Cadet