Michel Polnareff perd son procès contre son producteur Gilbert Coullier

Par damien_louvetys
Le 23 mars 2018
3 mins

Souvenez-vous, le 2 décembre 2016, alors qu’il s’apprête à se rendre à la salle Pleyel pour l’avant-dernier concert de la tournée, Michel POLNAREFF annonce, à la dernière minute, l’annulation de la représentation à cause d’une grande fatigue et de vertiges. Le lendemain, il est admis à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine en urgence à cause d’une baisse de tension et de troubles respiratoires, et annule l’ultime concert de la tournée qui devait avoir lieu le soir même à Nantes. Son attaché de presse annonce que le chanteur a été victime d’une « embolie pulmonaire bilatérale qui engage son pronostic vital« . Dans les jours qui suivent a lieu une polémique entre son producteur de scène Gilbert COULLIER et le chanteur quant à la réalité de l’état de santé de ce dernier ; il lui est reproché les raisons « plutôt floues » de son hospitalisation, qui a donné lieu à l’annulation de deux concerts non assurés, avec des pertes estimées à 200 000 euros par date. Son producteur dénonce alors « une hospitalisation instrumentalisée » (en effet, l’artiste a été aperçu ivre mort au bar de l’hôtel le 2 décembre vers 18h30).

Un an et demi après, le verdict est tombé : Michel POLNAREFF (qui demandait des excuses publiques) a été débouté vendredi dernier dans son procès contre son producteur à qui il réclamait 300 000 euros pour diffamation. Le tribunal correctionnel de Marseille a relaxé le producteur Gilbert COULLIER, estimant que les propos qu’il avait tenus « n’étaient pas diffamatoires, mais reposaient sur des faits établis et qu’ils relevaient de l’expression personnelle« . Il a en outre jugé que les propos tenus n’avaient pas porté atteinte à l’honneur du chanteur qui demandait au producteur 150 000 euros au titre du préjudice moral, et autant pour le préjudice matériel et commercial lié à la dégradation de son image.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Alors que ses fans attendent toujours un nouvel album depuis maintenant 28 ans (le dernier en date « Kâma-Sûtra« , a vu le jour en… 1990), l’Amiral a confié à nos confrères du « Figaro » être sur l’écriture du livret d’une énième adaptation de la comédie musicale « Le fantôme de l’opéra« , créée à Londres en 1986 par Andrew Lloyd WEBBER – sa plus récente version remontant à 2016. Un spectacle dans lequel le chanteur jouera entre janvier et mars 2019. L’écriture du livret devra être terminée, pour des débuts de répétitions à l’automne prochain (voir sur ce lien).

Par Damien Louvetys