Aznavour le temps d'une chanson du 28-11-1964
VARIÉTÉS
|Durée : 24 mins
A l’occasion de la rentrée de Charles Aznavour à Marseille, cette émission alterne interviewe et chansons dans la cité phocéenne.
Le chanteur évoque son métier qui correspond selon lui à la fuite de beaucoup de choses et au sacrifice de gens qu’il aime puisque cette façon de vivre est prenante mais exaltante et fantastique. Il dit qu’on oublie la fatigue et que son métier lui permet de croire : c’est la foi le plus important. Il le compare à une religion.
Charles Aznavour défend la chanson française qui est pour lui une des premières au monde. Si les Américains nous ont apporté le rythme, dit-il, les vrais auteurs sont français comme Bruant, Trenet, Brassens.
Le chanteur évoque sa chanson « Toréador » qui fait vivre autrement l’ambiance de ce métier. Alors que le public a toujours la vision de l’homme vainqueur face au taureau, le chanteur explique avoir voulu montrer le contraire. Il dit que ce métier rejoint le sien : « on est les toréadors de la scène et un jour on a tort nous aussi ».
Entre différentes interprétations de ses chansons d’amour, Charles Aznavour donne sa définition d’une chanson d’amour (« un dialogue de bouche à oreille, une scène vécue par moi ou un autre ») et parle des thèmes qui l’ont inspirés : la rupture, le difficile quotidien partagé, l’amour « explosion ». Il évoque une de ses chansons qui parle bien de l’amour depuis la peur, puis la confiance et enfin l’amour « Que Dieu me garde ».
Les interprétations de ses chansons ont été filmées sur la scène du théâtre du Gymnase à Marseille.
Les titres :
– Charles AZNAVOUR : « Le temps » (extrait), « Hier encore », « Les aventuriers », « Le Toréador », « J’aime Paris au mois de mai », « C’est fini »» (extrait), « Que c’est triste Venise » (extrait), « Il te suffisait que je t’aime » (extrait), « Je te réchaufferai » (extrait), « Que Dieu me garde ».