Charles Aznavour - Mourir d'aimer - L'histoire d'une tragédie

Charles Aznavour - Mourir d'aimer - L'histoire d'une tragédie

Il y a des tragédies qui marquent une société à jamais. Des histoires qui émeuvent les foules pour longtemps. Ce fut le cas en 1968 avec l’affaire Gabrielle Russier.

À la suite d’une liaison amoureuse avec un de ses élèves âgé de seize ans, Gabrielle Russier est condamnée à un an de prison avec sursis pour enlèvement et détournement de mineur. L’amour entre les deux personnes est si fort que la séparation est insupportable. Gabrielle Russier se suicide en 1969.

Ainsi, très vite le 7e art s’intéresse à l’histoire et en 1971, sort le film d’André Cayatte Mourrir d’aimer. La majestueuse Annie Girardot y incarne le rôle de la professeure. Après la sortie du film, Charles Aznavour est boulversé par l’histoire. Il demande au réalisateur d’emprunter le nom de son film pour une chanson qu’il vient d’écrire et composer. Ce dernier accepte et Mourrir d’aimer devient un classique du répertoire de Charles Aznavour :

“Mourir d’aimer
De plein gré s’enfoncer dans la nuit
Payer l’amour au prix de sa vie
Pécher contre le corps mais non contre l’esprit”

En effet, la chanson nous décrit un amour impossible condamnant les amants. À l’image d’une ligne déjà tracée, Aznavour chante la fatalité. La professeure va mourir comme un ultime geste d’amour envers Christian Rossi.

Ainsi, le film et la chanson de Charles Aznavour perpétuent l’histoire tragique de cet amour impossible qui malgré son caractère légal discutable, demeure sincère et incroyablement fort.

Tu es le printemps, moi l’automne
Ton cœur se prend, le mien se donne
Et ma route est déjà tracée
Mourir d’aimer

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