I MUVRINI dévoile le clip "Ton plus beau jour n'est pas encore venu"

Par Thierry Cadet
Le 22 décembre 2017
3 mins

Après "Ma sœur musulmane", I MUVRINI a choisi "Ton plus beau jour n’est pas encore venu", en qualité de deuxième single extrait de l’album "Luciole", paru en septembre dernier. Un disque qu’ils ont souhaité "lumière et résistance". ""Ton plus beau jour n’est pas encore venu" célèbre l’espoir" confie le chanteur Jean-François BERNARDINI. "L’aventure humaine est devant nous. Il y a tant à rêver, tant à créer. Passionnons-nous pour les solutions. C’est ça qui est beau. J’aimerais que ce disque, très humblement, puisse dire au monde entier, à tous les enfants du monde, à toutes les âmes du monde, que le plus beau jour n’est pas encore venu. Alors, invitons-nous à être debout, à nous passionner pour les solutions. C’est cet engagement qui me passionne. Je suis en train de faire une tournée de toutes les villes de France où je parle de non-violence (ndlr : AFC Umani). C’est passionnant de voir combien ça fait briller les yeux des juniors et des adultes. Passionnons-nous pour la bonne santé. C’est ça qui va nous guérir. Sortons de la pathogenèse qu’on nous vend tous les jours. "On ne peut rien faire, ça ne sert à rien, l’homme est violent par nature…", tout ça n’a aucun sens. Une merveilleuse aventure nous attend, à nous de la nourrir" poursuit-il.

Quand on voit le succès national et international du groupe créé par les frères BERNARDINI (Jean-François et Alain), dont le premier album est sorti en 1979, on n'imagine pas ce qu'il a fallu de courage et d'obstination. Traités de ringards et autres gracieusetés pour avoir la prétention de défendre la tradition musicale corse, tout en poursuivant une démarche citoyenne partisane, même au début, ces mouflons-là (traduction de I MUVRINI) n'ont commencé à vivre de leur métier qu'à partir de 1996, quatre ans après leur premier Zénith, et avec déjà une quinzaine de disques à leur actif. Avant cette période marquée par une Victoire de la Musique du "Meilleur album de musique traditionnelle", ils avaient cependant acquis la reconnaissance de pairs nommés Jacques DUTRONC, Michel FUGAIN ou Véronique SANSON, d'autres artistes se révélant à leur tour gourmands d'associer leur chant à ces voix magnifiques, de Serge REGGIANI à Lluis LLACH ou STING, Stephan EICHER. Quant aux purs et durs qui leur reprochent parfois d'avoir modernisé ici et là l'instrumentation, Jean-François BERNARDINI répond : "Moi, je fais de la musique, pas de la musicologie". C'est dit.

Thierry Cadet